Qui parmi la clientèle de Sunny Isles, ne se souvient pas des bingos du Desert Inn ainsi que des fameux concours damateurs animés par le même homme, ci-devant chanteur et musicien, Jean-Denis Quirion ? Aujourdhui, un coup de chapeau à Gentleman Jean Denis.
Pianiste-chanteur,
Jean- Denis Quirion se produisait au Fiacre de Québec. Une hôtesse
sen allant travailler en Floride lui a donné lenvie daller
voir par là.
Celui quon reconnaîtra tantôt sous le nom de Jean Denis, tout
simplement, part donc avec sa blonde, pour aller voir le soleil et les oranges,
en 1981.
Quatre
années au Suez
Logeant au Suez, Jean Denis convint la relationniste et gérante à
la clientèle de bien vouloir lécouter au piano. Séduite,
celle-ci va chercher le patron « Bob » Lucas qui lengage sur
le champ.
Comme dans dautres, Jean Denis ne parlait pas langlais. Quà cela ne tienne, il lapprendra en une année et demie et restera au Suez pendant quatre ans.
Jean Denis
raconte que la clientèle du Suez demeurait la même pendant 12-15
ans, avant de changer, selon les générations.
Du patron, il ajoute que ce dernier avait gravé dans le bois :
Rule 1- The boss is always right
Rule 2- If the boss is wrong, see me...
Un
gentil GO au Desert Inn
En 1985, Jean Denis retrouve Huguette Martineau, associée à Guy
Lévesque au Desert Inn. Elle lengage comme responsable des activités,
style GO (Gentil Organisateur des clubs Med). Il y demeura à ce titre
jusquen 1991.
Entre temps, soit à lhiver 1986-87, Johnny Farago, qui y a sa boite La Vie en Rose, amène Jean Denis à reprendre la musique. Du même coup vont naître les populaires Soirées damateurs du lundi.
Ces soirées,
avec la complicité de Louise Giasson se tiendront par la suite au Hawiian
Isle, au Golden Nugget et finalement au Thunderbird, où le Sherbrookois
sera remplacé par Pierre Poirier pour cause de maladie.
Pendant ce temps, de 1988 à 1993, Jean Denis est pianiste-chanteur à
la Pergola du Hawiian.
Les
fameux bingos
Pendant ce temps aussi débute
les légendaires bingos du Desert Inn, que ce soit à lintérieur
de lhôtel comme à lextérieur. De 1985 à
2001, Jean Denis y annonce les numéros gagnants. Quand il devra quitter
la Floride, Louise Giasson, sa fidèle compagne le remplacera. Soit jusquà
ce que lendroit soit démoli.
« Je nai jamais compris pourquoi nous avions tant de monde », admet Jean Denis. Cétait devenu le rendez-vous des Québécois. Les gens venaient par la plage, en auto ou en autobus, de fin octobre à la semaine après Pâques.
« Les golfeurs se dépêchaient de terminer leur ronde pour se pointer à lheure du bingo, soit 15 heures. Parfois, ils appelaient du terrain, suppliant de retarder la partie de bingo. La clientèle allait de la « petite madame » aux multi millionnaires. »
Lassitude
« Au début,
javais du plaisir parce que je travaillais pour les touristes, dans le
plus pur esprit de ce que sont les vacances au bord de la mer. Toutefois, dun
loisir, cétait vers la fin devenu une business pour les organisateurs.
Dun plaisir, cétait devenu astreignant. Il y a également
le fait que lâge et les priorités changent. Les dernières
années, jai étiré.... »
De
bons souvenirs
Les meilleurs moments de Jean Denis à Sunny Isles.... ?
« Mes engagements au Suez. Les mêmes touristes revenaient année
après année, je mamusais avec eux. Ensuite, mes débuts
avec les concours damateurs cela a tiré très fort,
cest plein de monde les lundis. »
Jean Denis conserve de bons souvenirs dHélène et Lucie Caron au Suez, de Johnny Farago et de Pier Béland qui lui apportait de petits plats de nourriture.
En
conclusion...
« Ce fut un trip de jeunesse, une vie de millionnaire sans être
millionnaire. On faisait de la belle musique, on rencontrait de belles personnes.
« Il y a eu un commencement, un milieu et une fin... »
Et pourquoi une fin aussi abrupte pour les motels de Sunny Isles ?
- Les touristes ont vieilli, les proprios se sont assis sur leur steak et nont
pas nettoyé, revampé... »
À Sherbrooke, Jean-Denis Quirion continue à faire de la musique pour les copains principalement. « Les vieux de la vieille » sennuient de lui en Floride, car tout le monde aimait Gentleman Jean Denis.

Un gars aimé de tous que ce Jean Denis.

Avec Claude Valade au Desert Inn

Jean-Denis Quirion de son nom véritable, a recrée les touristes pendant de nombreuses années.

Un anniversaire ou une autre célébration, Jean Denis était de la fête. Ici en compagnie de Guillaume Fortin, Huguette Martineau et le joueur de quilles Maurice Boyer.