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Yvan Dubois, qui
fut maire du Village olympique de Montréal durant les Jeux, fut
l'un des hommes d'affaires sachant tirer profit à Sunny Iles, lui
qui a eu des parts dans le Beacharbour, le Alujo et le restaurant La
Rôtisserie.
«
J'ai toujours aimé la Floride, depuis que j'y ai joué au
baseball avec Claude Raymond », lance d'emblée Yvan Dubois,
celui qui fut maire du Village olympique de Montréal. Ainsi que
depuis son voyage de noces en 1957.
Le Beacharbour
En 1977, Yvan Dubois
et des partenaires achètent le Beachcumber, motel en faillite et
fermé. Ils le rebaptisent : Beacharbour et vont le garder pendant
quatre ans.
Le groupe de nouveau propriétaires se montra fort agressif, ayant
développé un plan de promotion en Europe pour assurer les
entre-saisons québécoises.
Evidemment, les Québécois s'avéraient les clients
les plus assidus, attirés notamment par l'argent au pair dans la
location des chambres.
Tactique, selon Dubois, qui leur valut, une certaine année un incendie
criminel à l'approche des Fêtes.
Peu confiant de voir la main-d'oeuvre locale remettre l'endroit en bonne
condition, nos hommes firent venir des gars du Québec.
« Même si c'était un peu illégal, affirme Dubois,
il fallait être en mesure de recevoir la clientèle durant
la période des Fêtes. On ne pouvait se fier ni à la
main-d'euvre de là-bas, et guère plus au personnel. »
En 1981, devant la baisse du dollar canadien et surtout du prix du pétrole
(avions, voitures, autobus), Dubois et compagnie se départissent
du Beacharbour. Non sans y tirer profit :
« Nous l'avons acheté pour une chanson et la vente fut une
transaction extrêmement fructueuse : 3,5 millions$ »
Le Alujo
Durant les mêmes années, Yvan Dubois se porte acquéreur
du Hawiian Inn, voisin du Hawiian Isle.
Il va lui le baptiser Alujo, du prénom de ses enfants : Alain,
Luc, Josée.
Autre transaction profitable pour le Montréalais : 1,5 million$.
La Rôtisserie
Également dans
la première moitié des années 80, et aussi dans la
Collins Avenue, Yvan Dubois prend possession d'un restaurant qu'il va
nommer : La Rôtisserie.
Le poulet «à la québécoise » assure de
beaux jours à l'entreprise. Mais durant l'hiver uniquement. Car,
dans les autres saisons, les Américains et particulièrement
les touristes européens ne se montrent pas friands de cette nourriture.
Après trois ans, l'aventure se termine :
« Nous avons perdu de l'argent dans cette affaire-là »,
dévoile un Dubois qui rit encore de ses bons placements à
la banque.
En 1971, Yvan Dubois s'est fait construire une maison à Sunny Isles,
près de l'Intercoastal. En 2007, il y habite toujours durant les
mois d'hiver.
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