Des artistes québécois qui auront évolué en Floride depuis ces quelque trente dernières années, Marc Paul savère le dinosaure. Car le voici encore actif à Sunny Isles, franchissant une vingt-cinquième saison de bons et loyaux services. Particulièrement à ceux de Marie-Paule Galarneau, ci-devant gérante des bars et de la salle de spectacles au motel Thunderbird de la Collins Avenue.
Cest là où nous trouvons lartiste originaire de Berthieville : au The Bird Cage animé par Carmen Boivin, pendant les « heures joyeuses », et aussi dans le restaurant Montreal Bar B.Q. du même endroit, en soirée.
Nous ly
avons rencontré à la terrasse extérieure, pour un brin
de jasette.
À Berthieville, Marc Paul avait nul autre que le réputé
coureur automobile Gilles Villeneuve comme trompettiste accompagnateur. Mais
celui qui allait devenir un musicien-chanteur chevronné acquis le goût
de la musique quand son père, joueur dharmonica, lui acheta un
accordéon. « Cétait mon idole », dira Marc de
son paternel.

Les années passant, Marc Paul eut le temps douvrir un magasin de musique, de se faire professeur musical, de jouer à La Cravate blanche de Claude Blanchard (St-Sulpice), notamment. Un peu de gloire lattendait en 1982, quand il contribua musicalement, sur des paroles de Marie-Thérèse Paillé au « hit » de Nancy Martinez, la pièce disco I Cant Believe, en 1982.
Laventure
floridienne débuta deux ans plus tard, lorsque le regretté musicien
Claude Charron lui logea un appel :
« Marc, nous aurions une possibilité dengagement pour toi
au Hawaian Isle, ça tintéresse ? » Pile ou face, lun
ou lautre, Marc a répondu : « Jy vais ».
Ainsi, Marc
Paul débuta dans la boite Le Rendez-Vous du Hawaian Isle, des gérants
André et Nicole Deschênes. Le permis dalcool appartenait
à un Gino DArpino, le grand manitou de lépoque sur
la beach :.
« Le pire boss pour lequel je naie jamais travaillé, il ne
connaissait rien en musique. Mais il était droit. Il ma fait vivre
», confie sympathiquement Marc Paul de celui qui nous a quittés
en 1999, pour laisser les rênes à sa complice de toujours, Marie-Paule
Galarneau.
Au Best Western, au Alta Vista, en passant par des soirées La Rigolade avec Ricky Mason, Marc Paul sacheminait vers le Thunderbird où Marie laccueille tous les hivers. Les deux auront démontré une fidélité remarquable lun à lautre.

Sur la photo, Marc Paul (à droite) en compagnie de son compagnon chanteur et musicien Pierre Poirier, dans la salle Bar B.Q. du Thunderbird.