Pierre Couture fait voyager les touristes et les snowbirds québécois depuis près de vingt-cinq ans. Il a transigé avec les individus, aussi avec les hôteliers, il se trouve donc bien placé pour commenter le déclin rapide du tourisme québécois à Sunny Isles.
Pierre Couture
nous précisera que le premier à offrir des excursions aux touristes
québécois logés dans les motels de Miami Beach North (Sunny
Isles), fut Jean-Guy Levert, bell captain au Suez. 
" Ayant la main mise sur le Suez et personne d'autre ne pouvait quoi que ce soit à cet endroit. Il avait quatre autobus de 25 personnes à lui, il a fait une fortune en offrant des excursions à Disney World, Miami Sequarium ou encore des tours de ville... "
N'empêche,
Pierre Couture, aujourd'hui associé de Jacques Cimetier dans Go Vacation,
aura su créer sa niche sous le soleil.
De 1985 à 2005, en tant que propriétaire de Atlantic Tours, il
a pu accueillir les passagers aux aérogares, les transporter à
leurs différents motels, leur offrir des excursions guidées.
Ses hôtels de prédilection, outre le Suez où il a bien eu
ses entrées privilégiées : le Desert Inn, le Château,
le Beacharbour, le Blue Seas devenu le Multiclub.
Représentant régional pour Air Transat à compter de 1985, Pierre Couture fut aussi de l'aventure de Jet's Go, il a négocié avec Nationair, Royal Airlines, Minerve, Air Club... Pierre Couture connaît l'industrie touristique de Floride comme le fond de sa poche.
Belles et
moins belles années
Pointant les années 80 comme les plus florissantes du tourisme à
Sunny Isles, Pierre Couture a assisté au déclin, un déclin
amorcé dans la dernière décennie du 20e siècle.
Pourquoi
les petits motels ont-ils sombré si rapidement, pour faire place aux
gigantesques tours à condos de luxe... ?
" La surenchère de l'immobilier, explique-t-il. Ça leur (proprios
des motels) était impossible de ne point vendre à des prix dont
ils n'auraient jamais rêvé autrement. Autre chose qui est arrivée
et qui était très dommage, je ne sais pas si les hôteliers
vont le reconnaître, mais je l'ai vu et l'ai vécu : la qualité
du service avait beaucoup baissé. On prenait malheureusement les Québécois
pour acquis et on imposant des exigences absolument aberrantes. On aurait dit
que la clientèle était au service de l'hôtel et de leurs
employés. Un simple changement de chambre devenait une affaire énorme...
"